L’autosuffisance en riz au Sénégal, où en sommes nous?


Du riz blanc


L’autosuffisance alimentaire est un vieux débat sur le continent africain. Malgré la richesse des terres il est toujours impossible pour les gouvernements d’assurer une indépendance de ce secteur. La restriction de l'Inde sur ses exportation en  riz en Septembre 2022, la guerre en Ukraine ayant entraîné une crise alimentaire dans beaucoup de pays d’Afrique  poussent les analyses à se  questionner sur les solutions qui permettront à l’Afrique d’éviter ces genres de bouleversements dans le futur. 

Au Sénégal, la question de la sécurité alimentaire est souvent liée à l’autosuffisance en riz. Le riz, une matiere qui se retrouve dans tous les repas de midi ou parfois du soir est incontournable pour gagner la bataille de l’indépendance alimentaire. Selon l’ Agence Nationale de la statistique et du Développement,ANSD,  chaque habitant consomme 80kg de riz par an et selon le ministère du commerce, le riz constitue à lui seule prés de 10%de la balance commerciale du Sénégal, ce qui classe le Sénégal parmi les plus grands consommateurs de riz en Afrique. Ainsi, depuis 2008, l’autosuffisance alimentaire revient toujours dans les agendas politiques. 

Depuis son accession à la magistrature suprême, le président Sall prend la question du riz au sérieux. En 2012, il intègre cette question  dans le plan Sénégal émergent (PSE), « une autosuffisance en riz à l’horizon 2017 », disait-il. Mais il n’a pas atteint  cet objectif. Le programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise ( PRACAS) qui a pour objectif notamment la production de riz blanc de qualité au Sénégal avec 1,8 million de tonne dont 1,6 de riz paddy à court terme , ou encore Le Programme National d’autosuffisance en riz( PNAR) oeuvrent pour le développement de ce secteur. 

Pour quoi il n’y a toujours pas d’autosuffisance en riz au Sénégal ?

Le premier facteur qui empêche le Sénégal d’être independant dans la production de riz est le fait qu’il existe pas assez de producteurs. A ce jour, seulement la valée du fleur Sénégal et la bassin de l’ Anambé culturent le riz. La plupart de ces zones rizicoles sont exploitées en période pluvial, seulement quelques uns pratiques la culture irriguée. Ainsi, en observant la période hivernale qui est assez courte dès fois, il est évident que les productions ne seront pas suffisante pour couvrir tout le pays( ces productions représente seulement 40% du riz consommé). Cette situation entraine l’importation massif du riz venant de l’Inde. De plus, les producteurs locales ont un problème de taille. La TVA est appliquée à eux, ce qui n’est pas le cas pour le riz importé. De ce fait, le riz locale est plus cher sur le marché que le riz importé et la population préfère le plus souvent le riz moins cher. Ajouté à cela, la plupart des Sénégalais préfére le riz importé car c’est plus raffiné. Les producteurs locaux n’ont pas les moyens d’en faire autant pour leurs produits.

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